Culture et patrimoine

Achat de billets

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Il est possible d’acheter vos billets en ligne pour participer aux activités culturelles payantes de la Ville de Magog.

Il vous est également possible d’acheter des billets de la façon suivante :

  • Par téléphone (carte de crédit) : 819 843-3333, poste 814;
  • En personne, au secrétariat de la Direction culture, sports et vie communautaire, située au centre communautaire, 95, rue Merry Nord, bureau 113;
  • Sur place avant l’activité (argent comptant).

Des frais supplémentaires s’appliquent pour l’achat de billets en ligne ainsi que par téléphone.

Pour plus d’information, contactez la Direction de la culture, des sports et de la vie communautaire.

Achat de billets
Programmation complète

Bibliothèque Memphrémagog

Bibliothèque Memphrémagog, romans, livres

Centre d’arts visuels de Magog

centre arts visuels magog

Le Centre d’arts visuels de Magog est un lieu culturel municipal qui comprend une galerie d’art et un musée. La galerie d’art est partagée par des organismes et événements en arts visuels de Magog. On y retrouve particulièrement les œuvres des artistes et artisans qui participent aux expositions et événements en arts visuels tout au long de l’année.

À l’intérieur du Centre d’arts visuels de Magog se trouve également le Musée international d’art naïf de Magog qui propose son exposition permanente et des expositions thématiques. Il est le seul au Canada à se consacrer exclusivement à l’art naïf. Le Musée possède une collection de 800 oeuvres, réalisées par 271 artistes en provenance de 34 pays.

22 février au 2 avril 2017
Thème : Inspiration personnelle
Exposition du Comité d’action culturelle de Magog

5 avril au 21 mai 2017
Thème : Terre des hommes
Exposition du Comité d’action culturelle de Magog

24 mai au 16 juillet 2017
Thème : Couleurs chaudes
Exposition du Comité d’action culturelle de Magog

19 au 30 juillet 2017
Exposition du Circuit des arts Memphrémagog

2 août au 3 septembre 2017
EstivArts
Exposition collective au Centre d’arts visuels de Magog

5 et 6 août 2017
EstivArts
Symposiym de peinture à l’extérieur, devant le centre communautaire de Magog

11 janvier au 19 février 2017
Thème : Sur les traces de…

11 janvier au 19 mars 2017
Thème : L’attrait des récoltes

22 mars au 4 juin 2017
Thème : Silhouettes d’antan

7 au 11 juin 2017
Thème : Les peintres du jeudi

14 juin au 10 septembre 2017
Thème : Rétrospective Geneviève Jost

Horaire régulier :
Du mercredi au dimanche : 13 h à 17 h

Horaire estival (du 24 juin à la fête du Travail) :
Tous les jours : 11 h à 17 h

Artistes 
Les artistes bénéficient d’un espace désigné qui leur permet de stationner pendant 15 minutes, le temps de procéder à la livraison de leurs oeuvres.

Visiteurs
Les visiteurs peuvent se procurer un permis de stationnement gratuit de deux heures au comptoir d’accueil du Centre d’arts visuels de Magog.

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Centre d’arts visuels de Magog

61, rue Merry Nord
819 843-3333


Cultures du coeur

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Organisme sans but lucratif, Cultures du cœur met à la disposition des personnes et des familles en difficultés sociales et économiques une offre de sorties culturelles diversifiée. Ces sorties sont proposées par des organismes sociaux grâce à la collaboration de nombreux partenaires culturels.

La Ville de Magog agit comme partenaire culturel en offrant gratuitement des billets pour des spectacles ou activités culturelles.

Grâce à une entente de développement culturel entre le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCC), la Ville de Magog et Cultures du cœur Estrie, la Ville de Magog participe au déploiement de ce service sur son territoire. Cette entente a pour but de permettre à l’organisme de réaliser des actions significatives visant à favoriser l’inclusion sociale par l’accès à la culture.

Mme Vicki-May Hamm, mairesse de la Ville de Magog, est l’une des fières ambassadrices de Cultures du cœur.


Espace culturel de Magog

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L’Espace culturel de Magog est un lieu de diffusion de la culture mis à la disposition des citoyens et organismes par la Ville de Magog. On y retrouve l’Auditorium des Tisserands (152 places), la Salle de l’Imprimerie (30 places), la Salle de la Filature (36 places) et une salle de réunion (14 places). Les salles ont été nommées en hommage aux générations d’ouvrières et d’ouvriers qui ont travaillé dans le quartier ouvrier où se situe l’Espace culturel de Magog.

À cet endroit se trouvent également les bureaux de l’antenne de l’Université du troisième âge de Memphrémagog (UTA) et des Amis de la Bibliothèque Memphrémagog.

 

Consulter le dépliant

Il est possible de louer l’une des salles de l’Espace culturel de Magog pour un événement, un cours, une présentation ou autres.

Politique de location de salles

Espace culturel de Magog

Espace culturel de Magog

90, rue Saint-David
819 843-3333


Maison Merry

Maison_merry_nouveau_plan_mai_2017

Ouverture au public prévue en 2018.

Localisée dans le cœur historique de Magog, au carrefour des rues Merry et Principale, la Maison Merry est la plus vieille maison du Magog urbain. Elle date de 1821 et est l’une des plus anciennes résidences, encore existantes en Estrie. Des fouilles archéologiques effectuées sur le site de la maison ont révélé des traces d’une présence autochtone millénaire. La Ville de Magog a entrepris de mettre en valeur cet héritage patrimonial inestimable.

Consulter les perspectives visuelles de la maison, mai 2017

Pour financer ce projet estimé à près de 3,7 millions, la Ville de Magog, en plus de sa propre contribution, a fait appel aux divers paliers gouvernementaux fédéral et provincial, à des partenaires institutionnels et à des donateurs privés. Tous ont répondu avec enthousiasme et la Ville est assurée d’aller de l’avant.

Plus de 931 000 $, sur un objectif de 1 million, ont été recueillis auprès des donateurs privés qui ont été approchés individuellement par le comité de financement. Leur motivation : conserver, mettre en valeur ce joyau patrimonial et  assurer la pérennité de notre histoire

La Ville fait maintenant appel à tous les citoyens, villégiateurs et visiteurs pour atteindre l’objectif.

Pour connaître les partenaires et donateurs, cliquez ici.

Pourquoi faire un don?

  • Pour être un artisan de la mise en valeur de la Maison Merry et de son site exceptionnel;
  • Pour faire partie de l’histoire de Magog et de son héritage culturel;
  • Pour inscrire votre nom au grand livre des artisans de ce lieu de mémoire citoyen;
  • Pour courir la chance de gagner un souper historique animé à la Maison Merry et préparé par un chef de chez nous;
  • Pour participer à l’embellissement de notre milieu de vie.

Votre don servira à la construction, à la restauration et aux aménagements pour la mise en valeur de ce lieu patrimonial et son site extraordinaire sous la responsabilité de la Ville de Magog. La Maison Merry ouvrira ses portes au public en 2018 et sera gérée par la Corporation de la maison Merry.

La Maison Merry représente un investissement important pour Magog, mais la valeur patrimoniale et architecturale du bâtiment et de son jardin, son effet dynamique et sa contribution au projet de revitalisation du centre-ville justifient amplement cet effort financier du milieu.

Comment faire un don?

En ligne à maisonmerry.generosa.ca

En personne, à l’hôtel de ville de Magog, 7, rue Principale Est, remplir le formulaire qui vous sera remis sur place et faire un chèque libellé au nom de la Ville de Magog

Par courrier, se procurer le formulaire sur le site Internet de la Ville ou à l’hôtel de ville et poster le formulaire rempli et un chèque libellé au nom de la Ville de Magog, hôtel de ville de Magog, 7, rue Principale Est, J1X 1Y4. Un reçu aux fins d’impôt vous sera transmis par courrier.

Pour information : 819 843-3333, poste 814

Que me rapporte mon don?

  • Un reçu aux fins d’impôt (pour tout don de 20 $ et plus);
  • Mon nom inscrit au grand livre des artisans de la mise en valeur de la Maison Merry qui sera exposé à la Maison Merry et fera partie de l’histoire de ce lieu de mémoire citoyen;
  • Le droit de participer au concours dont le prix est un souper animé historique et privé pour six personnes à la Maison Merry, après son ouverture au public en 2018.

La Ville de Magog offre à toutes les personnes qui feront un don, la chance de gagner un souper animé pour six personnes à la Maison Merry. Le souper se tiendra en dehors des heures d’ouverture au public, une fois que les travaux seront terminés. Il sera préparé par un chef de la région et ponctué de références historiques.

Chaque tranche de don de 20 $ donne droit à un bulletin de participation au concours « Gagner un souper à la Maison Merry ».

Règles du concours/souper pour six personnes à la Maison Merry

Conditions de participation au concours :

  1. Être âgé de plus de 18 ans;
  2. Avoir fait un don pour la mise en valeur de la Maison Merry. Pour chaque tranche de 20 $, le donateur aura droit à un bulletin de participation;
  3. Faire un don avant le 15 décembre 2017 à minuit;
  4. Le gagnant sera désigné par un tirage au sort qui sera fait par la Direction du greffe et des affaires juridiques de la Ville de Magog;
  5. Le grand prix : un souper pour six personnes privé dans la Maison Merry, après son ouverture au public, concocté par un chef magogois, d’une valeur de 1 000 $;
  6. Le gagnant sera avisé par courriel ou par téléphone au plus tard le 31 janvier 2018;
  7. La Ville de Magog publiera aussi un communiqué de presse pour aviser la population de résultats de la campagne de financement et annoncera le nom du gagnant du concours.

Les organisateurs de la campagne de financement et leur famille ne peuvent participer au concours.

Patrimoine architectural

La Maison Merry conserve son aspect général très comparable à celui qui prévaut aux 19e et 20e siècles. D’inspiration Nouvelle-Angleterre, elle est un remarquable exemple de l’architecture vernaculaire étatsunienne. Une caractéristique très intéressante est la structure de son toit qui présente un très large avant-toit en façade soutenu par des troncs d’arbres non équarris, où l’on peut encore apercevoir l’emplacement des branches. Lors de la construction de la maison, trois lucarnes à pignon percent le toit. Le revêtement est en planches à clin posées horizontalement et qui se chevauchent. Leur face exposée est inclinée pour empêcher la pénétration de l’eau de pluie. Les fenêtres à guillotine composées de 12 à 20 carreaux caractérisent les premiers modèles de ce type de fenêtre au Québec à cette époque.

Restauration et mise en valeur

Selon le concept architectural, le corps principal, soit la partie la plus ancienne de la maison, sera restauré selon ses caractéristiques d’origine. Le corps secondaire sera rénové et un nouveau bâtiment de facture plus moderne sera ajouté. Le tout reflètera l’empreinte des bâtiments passés.

L’aménagement extérieur intègrera une terrasse en ardoise et des sentiers en poussière de roche, afin de conserver un ensemble naturel misant sur un couvert forestier unique au centre-ville de Magog. Des tables de pique-nique et des chaises seront mises à la disposition du public qui pourra fréquenter le site.

Lieu de mémoire citoyen

En 2009, la Ville de Magog cite la maison ainsi que son site « immeuble patrimonial ». L’intention de la Ville est de protéger ce lieu significatif, de le mettre en valeur en le rendant accessible au public. Une étude de vocation confirme le potentiel du lieu et propose d’en faire un « Lieu de mémoire citoyen » qui met en valeur l’histoire locale et régionale. La Maison Merry deviendra ainsi un repère culturel intimement lié à l’histoire de Magog et de la région. Propriété de la Ville de Magog et gérée par la Corporation de la maison Merry, elle fera vivre aux visiteurs une expérience interactive et dynamique, tant à l’extérieur à l’aide de l’expérience mobile, qu’à l’intérieur grâce aux expositions.

Les visiteurs s’approprieront l’histoire dans le cadre d’une expérience mariant la technologie aux artefacts et les illustrations aux objets anciens. La riche histoire du terrain sera également mise en valeur par une expérience technologique mobile. Un programme d’activités et d’événements sera offert aux visiteurs qui y joueront un rôle actif. Ateliers familiaux, visites de groupes et fouilles archéologiques publiques. Entrée gratuite dans les expositions pour les citoyens de Magog.

Programmation

Une exposition sur l’histoire de Magog et une expérience extérieure constitueront les éléments permanents de la programmation.

Renouvelées périodiquement, des expositions temporaires s’ajouteront afin d’approfondir une thématique sur l’histoire de la région magogoise et jetteront un nouvel éclairage sur ce sujet. Visitez le site Internet de la Corporation de la maison Merry au maisonmerry.ca pour connaître la programmation d’activités et les expositions qui y seront présentées.

 Les concepteurs

La Ville de Magog a confié le mandat de restauration et de mise en valeur de la Maison Merry au consortium d’architectes Espace Vital/Patrick Morand. La firme Muséoconseil a également contribué au développement du projet.

La firme de scénographie et de muséologie Lupien-Matteau assure la réalisation de l’exposition permanente et de l’expérience extérieure.

Consulter le dépliant explicatif, version française
Consulter le dépliant explicatif, version anglaise
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La famille Merry rassemblée devant la maison vers 1880. Fonds Famille Merry. La Société d’histoire de Magog.

Six générations d’une des familles fondatrices de Magog habitent la Maison Merry, autour de laquelle la ville de Magog voit le jour. Plusieurs membres de cette illustre famille contribuent grandement  au développement de la ville.

Arrivé du Massachusetts, après la guerre d’Indépendance des États-Unis où il combat avec les troupes révolutionnaires, Ralph Merry III achète un terrain à la jonction de la rivière Magog et du lac Memphrémagog en 1799. Il s’y installe avec sa femme et ses huit enfants.

Aujourd’hui considéré comme le fondateur de Magog, Ralph Merry III est agriculteur, forgeron puis homme d’affaires. Il fait construire la Maison Merry en 1821 et la lègue l’année suivante à son fils Ralph Merry IV.

Parmi les membres de la famille ayant habité la maison, Ralph Merry V, petit-fils de Ralph Merry III se démarque par son esprit d’entreprise. Homme bien connu dans son milieu, il met sur pied une fabrique d’allumettes, la première au Canada. En 1851, il est tavernier, hôtelier et aubergiste et possède un magasin général. Il fait la promotion d’une pisciculture et contribue à l’arrivée du chemin de fer à Magog, tout en assumant les fonctions de maire de 1870 à 1877 et de 1881 à 1884. Il favorise le développement industriel et joue ainsi un rôle majeur dans le développement économique de la région.

Gene Adams, fille d’Annie Elizabeth Merry et de Marston Emery Adams, est la dernière Merry à habiter la maison, jusqu’en 1942. La maison est ensuite acquise par la famille Fields, et finalement par la Ville de Magog en 2008 qui la cite et entreprend d’en faire un lieu de mémoire citoyen, en collaboration avec la Corporation de la maison Merry.

Les propriétaires qui se succèdent à la Maison Merry ont tous  à cœur de protéger la demeure familiale, devenue joyau patrimonial.

Financement public

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Financement privé

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Inventaire du patrimoine bâti

Inventaire patrimoine

La Ville de Magog a présenté publiquement, en 2008, son rapport final sur l’inventaire et l’étude du patrimoine bâti. Ce projet constitue l’une des applications de la politique culturelle de Magog.

L’objectif général de cette étude était de réaliser un inventaire de tous les immeubles patrimoniaux sur l’ensemble du territoire municipal. Les objectifs spécifiques se résument en quatre points :

  • Mettre à jour la connaissance du patrimoine local bâti;
  • Évaluer les éléments les plus significatifs du patrimoine bâti;
  • Dégager un portrait global du patrimoine bâti;
  • Constituer un outil de référence en matière de mise en valeur, de diffusion, de protection et de préservation du patrimoine bâti.

Voici quelques exemples d’architecture de types commerciale et domestique :

Architecture commerciale

photo-architecture-commerciale

Rue Principale Ouest

Architecture « domestique »

architecture domestique ville de magog

Maison vernaculaire états-unienne
(rue Merry Nord)

Architecture « domestique »

architecture domestique ville de magog

Maison de courant cubique
(rue Merry Nord)

Architecture « domestique »

architecture domestique ville de magog

Maison à toit plat (rue MacDonald)

Les travaux d’inventaire portaient sur 1 100 bâtiments construits entre 1821 et 1960, représentant ainsi 140 ans d’histoire. Il existe une fiche descriptive pour chaque bâtiment. Tous les types d’édifices ont été inventoriés : agricole, industriel, résidentiel, commercial, religieux, public, etc.

Cinq valeurs ont été retenues pour distinguer la valeur patrimoniale de chaque édifice :

  1. La valeur d’âge (avant 1900 pour Magog);
  2. La valeur d’authenticité (conservation des caractéristiques anciennes ou d’origine de l’édifice);
  3. La valeur d’usage (fonction particulière de l’édifice à un moment ou à un autre de son histoire; vise aussi à souligner la présence d’occupants ayant joué un rôle prépondérant dans la communauté);
  4. La valeur d’art et d’architecture (bâtiments qui offrent des caractéristiques architecturales particulières, le plus souvent décoratives, qui ont pu être l’œuvre d’un architecte ou d’un artisan spécialisé);
  5. La valeur contextuelle (le milieu dans lequel l’édifice est localisé).

La valeur patrimoniale a été déterminée à l’aide de cinq cotes, allant d’exceptionnelle à faible. Cliquez ici pour connaître la définition des cotes.

Exceptionnelle Supérieure Forte Moyenne Faible Aucune Total
8 60 184 494 354 0 1100

Il ressort que 152 édifices se distinguent des autres bâtiments étudiés : ce sont les édifices d’intérêt particulier.

Une série de recommandations destinées à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti et historique magogois ont été émises dans le rapport. Les premières recommandations concernent principalement les mesures d’information et de sensibilisation au patrimoine.

La majorité des recommandations émises dans le rapport de 2008 ont été réalisées.

L’étude est disponible pour consultation à la Bibliothèque Memphrémagog.


Restaurer sa maison patrimoniale

restaurer sa maison patrimoniale

Pour favoriser une meilleure qualité de vie et protéger le patrimoine bâti pour les générations à venir, la Ville de Magog propose des outils afin d’aider les propriétaires à conserver et mettre en valeur leur bâtiment patrimonial selon le type architectural.

Un document  pour accompagner les propriétaires de bâtiments patrimoniaux qui ont des projets d’entretien, de réparation et d’agrandissement de leur maison est mis à la disposition des citoyens. Prenant pour exemple les maisons du quartier des Tisserands, mais applicable pour toutes les maisons construites avant 1950, il propose des conseils, des trucs et des astuces pour conserver le caractère patrimonial de sa maison lors de travaux.

Il peut être consulté en ligne en cliquant sur le lien, Consulter le Guide technique

Il est aussi possible de l’emprunter à la Bibliothèque Memphrémagog.

Identifier
Afin de garder la valeur patrimoniale, il faut identifier le type de maison que l’on veut restaurer. Les propriétaires de maison construite avant 1950 à Magog peuvent consulter le document Inventaire et étude du patrimoine bâti de Magog disponible dans la section « Généalogie et patrimoine » de la Bibliothèque Memphrémagog.

Constater
Le propriétaire doit inspecter les composantes essentielles de sa maison pour identifier les problèmes et les forces : toit, revêtements, solage, portes, fenêtres, etc. Prendre des photos peut être utile lors de travaux.

Consulter 
Des photos anciennes pourraient aider à identifier les transformations qui ont peut-être modifié votre bâtiment et qui peuvent être corrigées. Si vous n’en possédez pas, référez-vous à la Société d’histoire de Magog qui en détient un large inventaire.

De nombreuses villes et régions du Québec se soucient de leur patrimoine bâti et souhaitent qu’il soit mis en valeur avant que la situation devienne irréversible. Il est donc possible de consulter, en effectuant une recherche sur Internet, les brochures et fiches-conseils qu’elles ont réalisées.

Planifier
Le propriétaire doit établir une stratégie d’intervention qui le guidera pour l’entretien, la réparation, la réfection, la restauration, la déconstruction ou la reconstruction. Cela lui permettra d’évaluer les coûts et d’établir un calendrier de travail.

Entretenir et réparer
Un propriétaire consciencieux cherche à conserver, à récupérer et à réutiliser le plus possible les éléments ou les matériaux en bon état. Remplacer des éléments d’origine plutôt que de les réparer est un dernier recours d’autant plus que réparer des parties abîmées d’un lambris d’origine, par exemple, est plus simple et moins dispendieux que de tout recouvrir.

Il faut remplacer? Il existe, par exemple, du bardeau et des bois pré-peints en industrie qui procurent une grande durabilité. Il faut aussi s’assurer de les poser de la bonne façon. Et s’il faut repeindre, la peinture posée sur une surface bien préparée durera facilement de six à dix ans.

Faire appel à un inspecteur en bâtiments
Peu importe la nature ou l’envergure des travaux que vous souhaitez entreprendre sur votre maison, consultez la Division permis et inspection qui sera en mesure de vous informer sur la réglementation municipale.


Programmation culturelle

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La Ville de Magog propose des activités culturelles variées pour tous les groupes d’âge. Peu importe la période de l’année, vous pourrez découvrir des expositions fascinantes, des spectacles inspirants et une variété d’événements pour tous les goûts : théâtre, cinéma, musique, arts, danse, littérature, contes, etc.

À mettre à l’agenda!

Voir la programmation

Le Groupe Clef de Sol est mandaté par la Ville de Magog pour offrir des ateliers culturels aux jeunes de 6 à 17 ans.

Voir la programmation

En plus de ses activités régulières, la Bibliothèque Memphrémagog offre une variété d’activités culturelles telles que des rencontres d’auteurs et des conférences.

Voir la programmation (p. 14-18)

Le Chemin des Cantons met en valeur le patrimoine bâti et naturel des Cantons-de-l’Est à travers une route touristique signalisée qui s’étend sur 430 kilomètres. À Magog, les activités sont :

Borne du Chemin des Cantons et bannière historique
La borne propose des lieux à découvrir et la bannière raconte l’histoire de bâtiments patrimoniaux de Magog. Les liens ci-dessous présentent les bannières historiques qui ont été présentées dans le passé :

Où?
Parc des Braves
375, rue Principale Ouest, Magog

La brochure « La rue Principale se dévoile », les circuits patrimoniaux et les visites guidées sont également des activités offertes dans le cadre du Chemin des Cantons.

circuit audioguide ville de magog

En suivant, à votre rythme, le parcours des trois circuits patrimoniaux commentés sur un audioguide, vous êtes invités à découvrir le patrimoine et l’histoire du Magog urbain.

Circuit du Vieux Magog (3,5 km)
Point de départ : rue Merry Sud, face à la maison Merry et la maison Moore
Ce circuit présente le patrimoine architectural reflétant les goûts de la bourgeoisie canadienne-anglaise qui s’installe sur la
rive nord de la rivière au cours du 19e et au début du 20e siècle.

Circuit de l’Outlet (2,5 km)
Point de départ : rue Merry Sud, face à la maison Merry et la maison Moore
Ce circuit sillonne les rues au sud de la rivière, berceau de la ville, et suit la piste cyclable pour découvrir les vestiges de la pisciculture et du premier barrage de granit.

Circuit des Tisserands (3 km)
Point de départ : rue Saint-David, face à la Bibliothèque Memphrémagog
L’histoire industrielle est racontée grâce au patrimoine et aux résidents du quartier des Tisserands.

Important : Afin de respecter l’intimité des occupants des maisons privées, les promeneurs sont invités à demeurer sur le trottoir ou en bordure de la rue.

Emprunt des audioguides et carte des circuits

Coût : Gratuit (pièces d’identité requises ou dépôt de 40 $)
Des écouteurs peuvent être loués au coût de 2 $.
Où : Bibliothèque Memphrémagog et Centre d’arts visuels de Magog

Aucune réservation nécessaire, mais il est recommandé de téléphoner pour connaître les heures d’ouverture avant de s’y rendre.

Voir la carte

Annuellement, différents événements culturels sont organisés par des organismes qui ont à cœur le rayonnement de la culture sur le territoire de la ville de Magog.

Voir la programmation (p. 22-23)

À l’intérieur du Centre d’arts visuels de Magog se trouvent la galerie d’art et le Musée international d’art naïf de Magog qui proposent des expositions permanentes et thématiques.

Voir la programmation (p. 19-21)

Dans le cadre du 20e anniversaire des Journées de la culture qui se dérouleront du 30 septembre au 2 octobre, la Ville de Magog, en partenariat avec des organismes magogois, multiplie les occasions de faire rayonner la culture et invite la population à participer gratuitement à différentes activités qui plairont à tous.

Voir la programmation (p. 4)
brochure_rue_principale

Brochure proposant un circuit patrimonial qui dévoile les secrets des bâtiments construits entre 1821 à 1925 sur la rue Principale.

Brochure – Découvrez la rue principale  

Elle est disponible gratuitement, sur demande, aux endroits suivants :

Toute l’année, la Ville de Magog vous offre des activités emballantes qui favorisent les rencontres entre les artistes et le public. Au menu, concerts, ateliers créatifs, conférences, etc.

Voir la programmation (p. 3-7)

Ce rallye permettra à toute la famille de découvrir vingt points : bâtiments, personnages, paysages ou événements, qui font la fierté des gens de notre région. Plus de détails à venir.

spectacles programmation jeunesse ville de magog

Programmation spécialement conçue et dédiée au jeune public et aux familles. Différents spectacles sont présentés les dimanches après-midi à l’Auditorium des Tisserands de l’Espace culturel de Magog.

Donner aux jeunes accès à l’art et à la culture développe leur curiosité et stimule leur créativité. Afin que l’offre soit variée et accessible au plus grand nombre, la Ville de Magog s’associe avec des partenaires déjà bien établis dans la région, tels que les Petits bonheurs de Sherbrooke et Cultures du cœur.

Voir la programmation (p. 8-9)
visites guidees ville de magog

Au cours de la période estivale, la Ville de Magog organise des visites guidées et animées qui permettent de faire la tournée du centre-ville ou encore de découvrir le quartier des Tisserands.

L’histoire et le patrimoine de Magog vous sont contés avec des personnages hauts en couleur qui n’ont pas la langue dans leur poche!

Visite d’une durée de 75 à 90 minutes
Adulte : 5 $ | 17 ans et moins : gratuit
Sur réservation, places limitées
Prévoyez de bons souliers de marche et un parapluie.


Visite guidée et animée spéciale en trolley

Participez à une visite combinant les deux circuits habituels!

Samedi 27 mai, départ à 13 h 30
Adulte : 5 $
17 ans et moins : gratuit
Sur réservation, places limitées

Bibliothèque Memphrémagog
90, rue Saint-David

Information et réservation :
819 843-1330, poste 899


Tournée du centre-ville

Depuis le temps qu’il en entend des vertes et des pas mûres, Odilon, le cireur de chaussures, en a des histoires à vous raconter
sur la rue Principale !

Samedis 10 juin et 19 août, départ à 10 h 15
Mercredi 12 juillet, départ à 19 h
Dimanche 17 septembre, départ à 10 h 15

Centre d’arts visuels de Magog
61, rue Merry Nord

Information et réservation :
819 843-2099


Découverte du quartier des Tisserands

Il y a des secrets de confessionnal, ceux-là, monsieur le vicaire ne vous les dira pas. Mais pour les autres secrets, attachez votre tuque !

Dimanches 18 juin et 27 août
Samedi 8 juillet

Départ à 14 h

Bibliothèque Memphrémagog
90, rue Saint-David

Information et réservation :
819 843-1330, poste 899


Quartier des Tisserands

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Le quartier des Tisserands : Un patrimoine à découvrir

Partie 1 – L’entrée de Magog dans le monde industriel
Le textile occupe une place prépondérante dans le paysage industriel de la fin du 19e et le début du 20e siècle. La mise en opération des usines d’imprimerie du coton (1884) et de filature (1888) chambarde le paysage et construit l’histoire de Magog en même temps que son quartier ouvrier.

Partie 2 – Le quartier des Tisserands : une singularité et une homogénéité formelle rare au Québec
L’arrivée massive d’ouvriers et d’ouvrières crée une pénurie de logements et d’habitations. Puisqu’aucune initiative n’est prise par la compagnie de textile pour héberger les centaines de familles qu’elle embauche, le quartier est bâti par la population, en réponse à ses besoins et à l’aide des moyens financiers dont elle dispose. Son passé, son intégrité et les gens qui l’ont habité ont façonné son caractère. En soi, peu d’édifices ont une grande valeur patrimoniale, mais l’ensemble est intéressant lorsqu’on le perçoit comme tel. C’est ainsi qu’il acquiert sa singularité et prend sa signification au point de vue historique.

quartier des tisserands ville de magog

Le quartier des Tisserands est celui qui raconte la plus grande partie l’histoire de la ville de Magog.

Au début du 20e  siècle, l’usine de filature et d’imprimerie de coton qui vient d’être érigée a besoin de plus de 1 000 personnes pour fonctionner. L’arrivée massive d’ouvriers venus de partout pour y travailler  transforme le petit village qu’était alors Magog. Pour loger ces arrivants et leur famille, des maisons sont construites à proximité de leur lieu de travail. Rapidement, le territoire aux alentours de l’usine se métamorphose. Les maisons se multiplient et on voit progressivement apparaître une église, deux écoles, un cinéma et des commerces. Le quartier se peuple et acquiert une identité à l’image des fiers ouvriers et ouvrières qui ont contribué à la croissance de Magog.

Sauvegarder le patrimoine bâti du quartier des Tisserands, c’est reconnaître l’apport des générations qui nous ont précédées et raconter notre histoire aux générations futures.

Magog du 19e au 21e siècle
dominion textile magog

Les Magogois, les anciens, ceux qui sont nés ici, vous raconteront que les Anglais étaient les patrons et qu’ils habitaient les belles maisons de Pocheville ou de la Pine Hill Road. Ils vous confieront aussi que tout le monde ou presque dans leur famille, du grand-père à la cousine de la fesse gauche, a travaillé à la Textile, qu’ils prononceront à l’anglaise avec un l mouillé, textaille. Ils vous parleront de la weave room, de la bleach room, de la white finishing, de la Colonial, de la cloth room, de l’imprimerie, de la salle de la filature…

Vous parleront-ils des souffrances causées par les grèves et les ralentissements dans la chaîne de production qui, en réduisant le pouvoir d’achat des familles au strict minimum, engourdissaient tous les secteurs de la vie économique de Magog? Pas d’argent dans les poches des ouvriers de la textaille voulait aussi dire pas de clients pour acheter une paire de souliers, un carrosse pour le bébé ou un nouveau réfrigérateur, donc pas d’argent dans les poches des marchands, qui ne pouvaient à leur tour faire rouler l’économie. La textaille au ralenti, c’était toute la population de Magog qui était dans de beaux draps!

En prêtant l’oreille aux histoires des anciens, vous n’aurez pas besoin d’un dessin pour comprendre que l’ouvrage à la textaille était pénible et vous respecterez ces générations de femmes et d’hommes qui ont gagné leur vie au bruit des métiers à tisser, des rouleaux d’imprimerie et des machines à coudre. Mais au-delà des difficiles conditions de travail que nous pouvons imaginer, nous, Magogois et Magogoises du 21e siècle, que savons-nous de cette usine et du quartier où elle a été construite?

En regardant couler la rivière par-delà le barrage, pouvons-nous imaginer que cette construction essentielle au fonctionnement de la filature et de l’imprimerie de coton a modifié la largeur des berges de la Magog, fait disparaître ses cascades et retenu en partie l’eau dans le marais de la rivière aux Cerises? En entendant le sifflet du train touristique, réalisons-nous que l’ouverture de la textaille et le tronçon de chemin de fer construit pour le transport des marchandises a accéléré la pénétration canadienne-française à Magog? Que l’usine, en raison de son emplacement, a modifié l’occupation du territoire et façonné l’image de la ville, que ce soit en déplaçant l’artère principale de la rue Merry Sud où se trouvait le quartier des affaires à la fin du 19e siècle à la rue Principale actuelle et en donnant naissance à un quartier qui a longtemps été un centre d’affaires important de Magog? En circulant sur la rue Saint-Patrice Est pour nous rendre à la bibliothèque, en empruntant les rues du quartier ou en longeant la rivière sur la piste cyclable, nous doutons-nous que l’âge, la valeur d’usage de ces maisons et l’intégrité générale de ce quartier en font un ensemble patrimonial rare au Québec?

La revitalisation d’un quartier commence, entre autres, par la reconnaissance de l’importance de ce territoire dans l’histoire, puisque la fierté est un moteur économique en soi.

Des générations de Magogois et Magogoises au service du textile
travailleuses dominion textile magog

Imaginez 1877… Des fermes, des chemins de terre, un centre d’affaires réunissant quelques commerces au sud de la rivière, pas très loin où Ralph Merry III a bâti sa maison un demi-siècle auparavant. Le lac constitue déjà un attrait pour les touristes et les villégiateurs.

L’hôtel Magog, situé à la croisée des chemins menant à Hatley et à Georgeville, et aussi le McNamara, sur le bord de l’Outlet, accueillent les voyageurs et les habitants qui attendent de se loger. Des mères de famille entourées de leurs enfants, des cultivateurs, des menuisiers, des cordonniers, des forgerons, des bûcherons, des pêcheurs qui vendent leurs prises à Sherbrooke se saluent et vaquent à leurs occupations. Les commerçants et les hommes d’affaires sont heureux : la tranquillité de ce coin des Eastern Townships a peut-être été bouleversée par la centaine d’hommes qui ont construit le tronçon du chemin de fer entre Magog et Waterloo, mais le village est enfin relié à Montréal par autre chose que par des diligences. Ils peuvent maintenant envisager un réel développement économique pour le village!

Des centaines de travailleurs à l’œuvre
Trois ans après l’inauguration de la liaison ferroviaire entre Magog et Waterloo, un chantier encore plus gros que celui du chemin de fer bouleverse une fois de plus la tranquillité bucolique du village de 500 personnes. D’abord, il y a l’érection du nouveau barrage qui procurera l’énergie à l’usine que des promoteurs entendent mettre sur pied. Voyez le spectacle auquel les villageois curieux ont droit lorsqu’ils viennent constater l’état des travaux : une partie des eaux de la rivière est déviée vers un canal pendant que des hommes assemblent d’immenses blocs de granit avec de la chaux. Le barrage fait cinq mètres de haut et 122 de long. Cette structure impressionne. On n’en revient pas! Sans compter ce canal d’une dizaine de mètres de large sur plus de 600 de long, creusé pour acheminer l’eau de la rivière vers les bâtiments et alimenter les roues qui feront fonctionner la machinerie de l’usine à l’aide d’un système de poulies et de courroies! Voyez-vous le fourmillement de centaines d’ouvriers qui construisent deux bâtisses longues de 90 et de 75 mètres et larges de 16 et de 30 mètres qui abriteront en 1884 l’usine de cotonnade? Magog entre dans l’ère industrielle par la grande porte!

Un village? Non, une ville!
Pour faire fonctionner l’usine magogoise, la population du village ne suffit pas. Les embaucheurs de la compagnie parcourent le Québec. Ceux et celles qui espèrent trouver un emploi à la nouvelle cotonnade de Magog viennent de Katevale, de Windsor et de Sherbrooke, mais aussi de Beauce, de Lac-Mégantic, de Black Lake, de Thetford Mines et même « des États », notamment de New Bedford, de Fall River, Massachusetts, et de Manchester, New Hampshire! En 1887, le nombre d’ouvrières et d’ouvriers qui travaillent à l’usine surpasse la population magogoise de 1881 toute entière. C’est dire la place qu’occupe l’usine dès ses débuts dans le village qui s’étend, se développe et devient bientôt une ville.

En 1909, l’historien Albert Faucher estime à 8 000 le nombre d’ouvriers et d’ouvrières travaillant dans les différentes usines de textile du Québec. De ce nombre, 925 sont à l’emploi de l’usine de Magog, ce qui représente 11,5 % de la population ouvrière québécoise du textile! Pendant la Seconde Guerre mondiale, au plus fort de la croissance de l’usine magogoise, ils seront 2 300. Comme le souligne Serge Gaudreau dans son livre sur l’histoire du textile à Magog, Au fil du temps, en apportant leurs coutumes et leurs habitudes de vie, ces nouveaux citoyennes et citoyens enrichissent la collectivité et façonnent l’identité de notre ville.

L’entrée de Magog dans l’ère industrielle
imprimerie magog

Au moment où le député fédéral Charles Colby, le commerçant magogois Alvin H. Moore et William Hobbs étudient la faisabilité d’implanter une usine d’envergure à Magog, l’industrie cotonnière canadienne est en pleine expansion.

Dans le sillage de la Politique nationale des conservateurs de John A. MacDonald, entre 1877 et 1883, la production de tissu au Canada passe de 30 à environ 135 millions de verges. Mais malheureusement pour les filatures canadiennes, la consommation n’évolue pas au même rythme et elles se retrouvent avec une importante surproduction de coton brut et de toile écrue. Colby, Moore et Hobbs font-ils fausse route quand ils font le projet de construire une usine de textile sur les bords de la rivière?

Une première au Canada
Propriétaire d’une filature à Coaticook, Hobbs connaît un problème de surproduction. C’est pourquoi, avec Colby et Moore, il songe à doter Magog non pas d’une filature, mais d’une imprimerie pour écouler sa propre surproduction! Lors d’un séjour en Angleterre, un pays qui détient une grande expertise dans le domaine du textile, il achète des rouleaux pour l’impression du coton et recrute des ouvriers spécialisés. Quand le grand jour arrive enfin, en juillet 1884, l’usine de Magog – où l’on blanchit aussi le coton – est la première au Canada à l’imprimer. Et elle restera la seule jusqu’en 1899.

Malgré la grande quantité de coton gris disponible, les promoteurs de la Magog Textile & Print Co. entrevoient les avantages d’une usine de filature et de tissage. En même temps que la construction de l’imprimerie, ils font donc ériger un bâtiment à cet effet de l’autre côté du canal creusé pour alimenter les usines en énergie hydraulique. La mise en opération de la filature en 1888 soulève la colère des autres propriétaires, ce qui ne l’empêche pas d’être profitable à Magog, puisque des centaines de nouveaux emplois sont créés.

De la Magog Textile & Print à la Dominion Textile
Conséquence entre autres de sa surproduction, l’industrie canadienne du textile file un mauvais coton. Heureusement, la singularité de l’usine magogoise lui permet de survivre même lorsque la Magog Textile & Print Co. rend l’âme en 1889. Elle devient alors propriété de la Hochelaga Cotton Co., qui est intégrée à la Dominion Cotton Mills en 1890, pour être fusionnée à trois autres compagnies en 1905 et former la Dominion Textile.

Imprimerie et filature : deux mondes à part
Dans l’ensemble, les « mains » de la filature forment une main-d’œuvre moins experte et moins bien rémunérée que celle de l’imprimerie, où l’on trouve des conditions de travail en général plus satisfaisantes. À bien des égards et tout au long de leur histoire, l’imprimerie et la filature, bien que voisines, demeureront distinctes sur plusieurs aspects.

Du ballot de coton à votre lit
Le train achemine les ballots de fibres de coton brut à l’usine, où elles sont traitées, brossées, étirées, boudinées jusqu’à devenir les fils qui servent à tisser les pièces de toile. Par la suite, ces pièces sont blanchies et imprimées dans un autre secteur de l’usine, puis elles sont ouvrées pour en faire des draps et des taies d’oreiller. En 1954, le documentaire Le coton fabriqué au Canada produit par la compagnie Crawley Films à la demande de la Dominion Textile, décrit les opérations de transformation de la fibre de coton en produit fini : l’usine de Magog est choisie parmi toutes les usines canadiennes comme lieu de tournage, car elle est à ce moment-là la seule outillée pour effectuer toutes les phases du procédé.

Pour s’y retrouver!

  • Blanchiment : procédé qui permet de transformer la couleur naturelle des pièces de coton en couleur blanche.
  • Filature : secteur de l’usine où les fibres sont transformées en fil.
  • Imprimerie : secteur de l’usine où les étoffes de coton sont décorées d’un motif répétitif grâce à un procédé industriel. Sans l’imprimerie, il y a fort à parier que l’aventure du textile à Magog se serait terminée très rapidement.
  • Tissage : entrecroisement des fils sur un métier pour produire du linge.

Collaboration spéciale : Serge Gaudreau

Naissance d’un quartier
paysage magog

Au début du 20e siècle, les familles nombreuses ont de plus en plus de difficulté à trouver des terres à cultiver. Il y a bien l’Abitibi et la Gaspésie qui s’ouvrent aux colons…

Mais la perspective d’un travail régulier avec une paie à la fin de la semaine promis par des recruteurs des compagnies de textile qui parcourent la province est attrayante. Ils sont nombreux à quitter la campagne pour chercher du travail « en ville » où, comme à Magog, les manufactures naissantes ont besoin d’ouvriers non spécialisés.

La mise en opération de l’usine de textile de Magog chambarde donc le paysage. En devenant le principal pôle de la région, l’industrie du textile transforme le visage des terrains avoisinant l’usine. L’arrivée massive d’ouvriers et d’ouvrières pour l’imprimerie et la filature n’est pas sans problème et crée une pénurie de logements et d’habitations. Pour répondre à la demande et construire de nouvelles maisons aptes à les accueillir, les notables de la ville et les propriétaires terriens subdivisent leurs terres, dont celles qui avoisinent la nouvelle usine.

Pendant la première moitié du 20e siècle, la construction à Magog est donc en grande partie redevable à la vie économique de son usine de textile. Comme cela se voit dans plusieurs villes industrielles, la population se répartit le territoire. Ici, tout comme dans la ville de Québec par exemple, le niveau topographique semble correspondre au niveau social. La petite bourgeoisie, les dirigeants et les ouvriers spécialisés de l’usine s’installent dans le « haut » de la ville, aux alentours du lieu de naissance de Magog, alors que les ouvriers non spécialisés qui gagnent peu se regroupent autour de l’usine, dans le « bas » de la ville, où y travailler deviendra générationnel.

Secteur le plus ancien du quartier des Tisserands
Vers les années 1890, outre le tablier du barrage permettant aux ouvriers de traverser la rivière en provenance de la rue de Hatley, seules les rues Principale et Saint-Patrice, qu’on appelle alors Main et Pearl, permettent aux habitants du « haut de la ville » d’accéder aux usines et au quartier qui graduellement prend forme autour d’elles. Entre ces deux artères, on trace des rues comme Sainte-Marie, Hall, Cartier… Une d’entre elles, la rue Saint-Joseph, est rendue possible à la suite de l’achat, puis du don par le docteur William W. Chalmers d’un terrain où de vieux rails ont été laissés à l’abandon par la compagnie Waterloo & Magog Railway.

Enclavé par l’usine et la rivière d’un côté et de l’autre par la voie ferrée dont le nouveau tracé se prolonge jusqu’à Sherbrooke, le secteur à proximité de l’imprimerie et de la filature se développe : habitations résidentielles et commerces se multiplient. Il est bientôt habité par plus du tiers de la population de Magog! Les travailleurs arrivent de différentes localités de la province dont plusieurs sont originaires de la Beauce, à un point tel qu’à une époque on parle du quartier ouvrier comme de la « petite Beauce ».

La langue anglaise parlée par les fondateurs de la ville et les promoteurs du textile prend du recul. Les noms des rues se francisent. La rue Murray devient Brassard, du nom d’un des curés de la paroisse Saint-Patrice; les rues Saint Peter et Saint Luke, Saint-Pierre et Saint-Luc… et certaines sont même « canonisées », puisque la rue James devient Saint-Jacques et la Central Vermont, Saint-David.

Nouveau quartier, nouvelle paroisse, nouvelles écoles
photo paysage magog

Les maisons les plus anciennes du quartier des Tisserands sont construites vers les années 1890, quelques années après l’ouverture de l’imprimerie et de la filature.

Le quartier se peuple. Dans la brochure Magog et ses rues, l’historien Alain R. Roy associe le développement soutenu de la construction domiciliaire dans le secteur au contexte de plein emploi à la Dominion Textile. Le quartier est d’ailleurs rapidement habité par quelque 1 400 francophones catholiques, qui forment le tiers de la population du tout Magog. Chaque dimanche, ces familles partent du « bas de la ville » et montent à l’église Saint-Patrice pour assister à l’office religieux. Chaque jour, les enfants font plus d’un kilomètre pour aller à l’école dans le « haut de la ville ». Les pressions faites auprès de l’archevêché donnent enfin naissance à une paroisse en 1921. Mais la construction d’écoles primaires à proximité de l’usine n’est pas acquise. Elle suscite de virulentes discussions entre les commissaires, à un point tel qu’une commission scolaire parallèle est mise sur pied pour permettre aux jeunes du secteur de l’usine d’aller à l’école dans leur quartier. Finalement, le conflit se règle en 1928 et une première école bâtie sur la rue Saint-David accueille, exceptionnellement, les filles et les garçons sous un même toit. L’érection de la paroisse Sainte-Marguerite-Marie, et la construction des deux écoles sont des signes de reconnaissance sociale pour les habitants du secteur dont les besoins spirituels et éducatifs ont été négligés depuis la naissance du quartier, quarante ans plus tôt.

Grâce à un commis de bureau de la Dominion Textile, la première caisse populaire de Magog voit le jour dans ce quartier en 1940, quelques mois avant celle du « haut de la ville ». De nombreux commerces ont pignon sur rue : alimentation, magasins d’appareils électriques, de vêtements, bars, restaurants, salons de barbier, salle de spectacles, etc. La rue Principale est aussi florissante dans le « bas de la ville » que dans le « haut de la ville ».

Air pur…
En 1917, la Dominion Textile cherche à recruter 100 familles pour sa filature magogoise. Elle promet du travail permanent, à 55 heures par semaine, et vante la propreté de son usine. Elle fait état du coût de la vie, les loyers sont de 12 $ à 15 $ par mois pour des maisons de cinq à sept pièces, avec lumière électrique, eau courante, etc., et de l’environnement, climat sain, eau excellente et bon marché, réseau d’égouts et éclairage public modernes, églises, écoles et une garderie…

… pas tant que ça!
En juin 1940, le conseil municipal se plaint que les résidus laissés par la fumée qui s’échappe des cheminées incommodent la population. La réponse du représentant de la compagnie est sans équivoque : « Vivre sans la suie des cheminées, c’est vivre sans salaire, et vivre sans salaire veut dire que très peu de gens jouiraient de la disparition de la suie ». Aujourd’hui, il n’y a plus de suie qui s’échappe des cheminées : après avoir subi les hauts et les bas de l’industrie, milité pour des augmentations de salaire et des conditions de travail plus humaines, et enduré les restructurations imposées pour sauver les emplois si chers à Magog, les ouvriers et les ouvrières ont été mis à pied. Le phénomène de mondialisation et la compétition internationale, plus particulièrement asiatique, ont signé le déclin de l’industrie textile tant au pays qu’à Magog. Le déclin de la « textaille » entraîne celui de la plupart des commerces du quartier.

Le cadre bâti du quartier ouvrier de Magog
paysage magog

« …dans de nombreuses localités, les usines elles-mêmes, massives et durables, ont contribué à définir l’identité de la collectivité au même titre que les églises et les édifices publics. », A. B. McCullough

Pour loger les familles des travailleurs qu’elles recrutent, lors de leur implantation certaines compagnies ailleurs en province érigent des maisons, qu’elles louent à leurs employés, créant des quartiers, parfois même des villes. Lorsqu’elles mettent fin à leur opération, ces maisons sont laissées à l’abandon ou démolies. Val-Jalbert, par exemple, ce village déserté après la fermeture de sa papeterie, et Gagnon, rasé après la cessation des activités minières dans la région.

À Magog, les différentes compagnies de textile qui se succèdent ne bâtissent pas de maisons pour leurs employés, si ce n’est les trois « handsome cottages » de style Néo-Queen Anne construits par la Dominion Cotton Mills sur la rue Principale Ouest pour ses dirigeants de même que les maisons en rangée de la rue Bullard où la Dominion Textile accueille ses ouvriers spécialisés à partir de 1924. Puisqu’aucune initiative n’est prise par la compagnie pour héberger les centaines de familles qu’elle embauche, le quartier des Tisserands de Magog est donc bâti par la population, en réponse à ses besoins et à l’aide des moyens financiers dont elle dispose.

La perception d’une ville à « deux étages » est l’image la plus concrète de la dualité qui caractérise le Magog de l’ère du textile. Avec le temps, elle est même devenue une des composantes majeures de sa personnalité. Enraciné dans son passé industriel, le quartier des Tisserands est constitué de bâtiments et d’édifices modestes. On y retrouve quelques maisons de type colonisation, bungalow ancien, Arts and Craft, mansardé et Boom Town. Les maisons de type vernaculaire états-unien construites avant les années 1920 et de type cubique et à toit plat érigées majoritairement dans les années 1930 et 1945 dominent le patrimoine bâti du quartier.

En soi, peu d’édifices ont une grande valeur patrimoniale, mais l’ensemble est intéressant lorsqu’on le perçoit comme tel, et c’est ainsi qu’il prend sa signification au point de vue historique. Ayant heureusement subi jusqu’à maintenant peu de transformations irréversibles, ce quartier présente une singularité et une cohérence formelle rare au Québec, qu’il est urgent de reconnaître. Son environnement homogène lui confère un caractère distinct du reste de la ville, mais indéniablement, il participe à sa personnalité.

Constitué d’immeubles résidentiels et à logements d’apparence modeste, le quartier se développe dans le sillage de la croissance de l’usine du textile. Son passé, son intégrité et les gens qui l’ont habité ont façonné son caractère. Il appartient à toutes et à tous de connaître et d’être fiers de son histoire.

Une richesse collective qui porte notre identité et notre mémoire Si toutes et tous, individuellement et collectivement, nous nous attardons à regarder, à comprendre ce qui confère une singularité au quartier ouvrier de Magog – à ce milieu humain – ne devrions-nous pas, alors, être en mesure de le conserver afin de l’apprécier comme une richesse culturelle de notre ville? Le patrimoine nous aide à comprendre l’histoire et à nous remémorer nos origines. Il est le reflet d’un certain mode de vie, porteur d’identité et intimement lié au développement des communautés. Le quartier des Tisserands garde l’empreinte du passé et sert à faire grandir le présent dans un environnement durable. Un geste à la fois, en ayant à l’esprit la préservation de ses caractéristiques propres, ne devrait-il pas nous permettre d’en jouir encore longtemps ?

Porter un nouveau regard… pour s’y retrouver!
En architecture, le mot vernaculaire fait référence à l’adaptation de la construction aux matériaux et au climat que l’on trouve dans le pays. Contrairement à plusieurs autres styles architecturaux qui intègrent nécessairement une pratique architecturale, la maison vernaculaire est le reflet d’une pratique plus régionaliste et échappe à la rigueur des grands styles. Construite sans l’aide d’un architecte, elle se module au gré des régions en adaptant le bâtiment aux besoins de l’occupant, en accord avec les matériaux disponibles localement, comme le clin de bois, et en fonction des facteurs environnementaux et des goûts prévalant dans la communauté.

Toit plat et cubique… Oui, ils sont encore là! C’est par le biais de catalogues que le futur propriétaire a pu choisir un modèle de maison, se procurer les plans et commander les matériaux requis. Ces modèles ont l’avantage d’être à prix abordable et simples à construire. La maison cubique et la maison à toit plat proposées dans les catalogues présentent une parenté stylistique. Elles profitent toutes deux d’une fenestration abondante disposée symétriquement. La différence majeure se retrouve dans la conception du toit. Désignée en anglais sous le terme Four Square Style, la maison cubique est coiffée d’un toit à quatre versants. La présence de galeries et de balcons est fréquente sur les maisons issues de ce courant. Les maisons à toit plat ont des toits horizontaux avec un drain central ou dont la pente très faible ne dépasse pas 5 à 10 % et sert à l’évacuation de l’eau. Leur plan est plutôt rectangulaire. Ce modèle est populaire jusque dans les années 1945.

*Les photos sont une gracieuseté de M. André Roy et de la Société d’histoire de Magog.

Exposition composée de 17 panneaux d’interprétation historique qui visent à mieux faire connaître au grand public l’histoire et le patrimoine du quartier des Tisserands. Ils sont installés dans les salles de la Filature et de l’Imprimerie à l’Espace culturel de Magog.

Quatre thèmes principaux y sont développés :

  • Patrimoine religieux;
  • Patrimoine industriel;
  • Histoire des usines de textiles;
  • Histoire ouvrière et quartier des Tisserands.

Un microsite a également été créé afin de fournir des informations complémentaires. Il est également accessible via un code QR présent sur les panneaux.


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La Politique culturelle confirme les intentions de la Ville de Magog en matière d’arts et de culture. Elle se reflète concrètement dans les multiples services et activités offerts à la population.

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